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Manger devient un vrai casse-tête.
Choisir des aliments différents de la pyramide alimentaire, équilibrer les proportions des macronutriments, consommer des vitamines ou des fibres, ne suffirait plus ! Il faudrait maintenant varier son alimentation pour éviter d’accumuler en excès des poisons néfastes pour notre santé.
Une pollution planétaire
Les études scientifiques constatent une pollution globale de l’eau, de l’air et des sols qui s’accumule dans la biodiversité des productions animales et végétales. Même des terres et des animaux très éloignés des zones habitées présentent des traces de contamination d’origines diverses. Les scandales récurrents (pesticides, dioxines, PCB, PFas, métaux lourds, radioactivité, médicaments, produits chimiques, hydrocarbures, micro-plastiques), témoignent de la contamination exponentielle de notre environnement. L’augmentation des maladies métaboliques, cardio-vasculaires, des cancers, des maladies neuro-dégénératives ou la baisse de fertilité en sont les conséquences médicales. On doit malheureusement composer avec ce constat, ce qui n’empêche pas de s’en indigner et d’exiger des normes de qualité et un respect de l’environnement.
Comment faire avec ?
Faire son potager bio à la maison ? Et si son sol est contaminé ? Cela peut être un risque. Il est impossible de vivre en autarcie dans notre monde moderne. Les pollutions sont diffuses, les pesticides et les composés chimiques voyagent par les airs et se déposent partout. Les activités industrielles et technologiques contaminent leurs alentours et peuvent rendre les productions agricoles environnantes non conformes et dangereuses.
Quels conseils concrets peut-on mettre en œuvre pour se préserver ? Eviter les phobies irrationnelles et respecter quelques règles simples :
- Sourcer ses produits, privilégier les productions biologiques ou les produits labellisés. On valorise ainsi, les acteurs qui s’engagent pour notre avenir.- Acheter des produits bruts ou les moins transformés possibles. C’est moins cher et on évite la dénaturation industrielle des aliments.
- Nettoyer soigneusement et/ou peler les produits susceptibles d’avoir été traités par des pesticides.- Varier les espèces et les parties animales consommées, car les polluants se concentrent plus dans les graisses et certains organes (foie, abats) notamment des espèces à longue durée de vie.
- Se faire plaisir en refaisant confiance à ses sens (goût, odeur, fraîcheur), qui jugent de la qualité intrinsèque des produits.
Pour résumer, la pollution bien réelle de notre alimentation est insidieuse et met heureusement souvent du temps à produire des effets vérifiables sur notre santé, au contraire d’aliments avariés contaminés par des bactéries, parasites, virus ou toxines.
Les progrès constatés de l’espérance de vie humaine des sociétés développées, sont un trompe-l’œil, et ne doivent pas contribuer à minorer la menace que représente pour les jeunes générations la contamination chimique de l’environnement et de notre alimentation. Néanmoins, les périls à court et moyen terme sont bien plus importants avec la malbouffe et les aliments ultra-transformés qui élèvent fortement le niveau de risque sanitaire.
En privilégiant une alimentation équilibrée, variée, cuisinée maison à base de produits de qualité, bruts, sourcés et majoritairement végétaux, on diminue le risque. On sera contaminé, mais certainement à plus faible dose, qu’en ayant une alimentation peu diversifiée (origine, ingrédients, méthodes de cuisson) et/ou industrielle. Il faut aussi agir, en étant, au quotidien, un consommateur avisé et comme citoyen, pour veiller à ce que nos politiques publiques diminuent au maximum les émissions polluantes de notre civilisation.
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Pour la terre et la santé
Livre : La Foi, la Fourche et la Fourchette
Recueil de recettes du Monastère de Solan
Auteur : Perrine Bulgheroni
Photographie : Dorothée Perkins
Editeur : Hachette Pratique
EAN : 9782017252801
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